À propos de Genève 2061
Genève 2061 part d’une image de l’avenir et remonte jusqu’à aujourd’hui. Les urbanistes appellent cela le backcasting ; dans les Grooters, Léo l’appelle la créativité inversée.
L’image vient de la balade de Verity dans Genève, dans le premier livre des Grooters. Les idées qui la sous-tendent viennent d’études d’urbanisme et de vingt ans de recherche indépendante, et chacune est confrontée à deux choses : la situation actuelle de Genève, et ce que d’autres villes ont déjà réalisé. Genève 2061 se veut cohérente avec une vision pour toute la planète, et non isolée.
Comment chaque idée est présentée
Chaque idée suit la même structure : à quoi ressemble Genève en 2061 ; un fait mesuré sur Genève aujourd’hui, avec sa source ; les endroits où elle a déjà été réalisée ; où nous en sommes ; des étapes proposées ; ce qui la fait avancer ; les besoins humains qu’elle sert ; les questions ouvertes ; et le point de vue personnel de l’auteur, séparé des faits.
Où en sommes-nous ?
La plus grande partie de Genève 2061 est un pont à construire, pas un acte de foi. Chaque idée est placée sur l’un des quatre ponts, selon la part du chemin qui existe déjà.
Avant de juger impossible l’une de ces idées, regardez 35 ans en arrière. En 1991, le World Wide Web venait d’être ouvert au public depuis le CERN, ici à Genève, et presque personne n’imaginait à quel point il allait changer nos vies. Nous avons devant nous les mêmes 35 ans, et un nouvel allié puissant, l’intelligence artificielle, pour trouver les solutions qui manquent encore. Et la plupart des idées de ce site n’exigent aucune invention : seulement une décision. « Impossible » veut souvent simplement dire « pas encore ».
Ce qui fait avancer une idée
Dans l’histoire, Belinda transforme son île par de nouvelles lois. Smaranda explique le changement par l’offre et la demande. Richie fait remarquer que les lois seules ne changent pas la façon de penser des gens. Chaque idée est donc associée aux forces qui peuvent la faire avancer : la loi, la culture, l’investissement, la technologie et la recherche.
Les besoins humains
Une ville existe pour répondre aux besoins humains. Chaque idée est reliée aux besoins humains universels qu’elle sert : sept groupes (connexion, honnêteté, paix, jeu, bien-être physique, sens et autonomie) et environ quatre-vingts besoins, de la sécurité et la nourriture à l’appartenance, la beauté et la raison d’être. La liste vient de Connor et Killian, Connecting Across Differences (2012), et elle apparaît aussi dans la série des Grooters.